Palais Granvelle (Bruxelles)
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Le palais Granvelle (en néerlandais : Granvellepaleis) est un ancien palais renaissance du XVIe siècle construit pour le cardinal de Granvelle situé au centre de Bruxelles, entre la rue des Sols et la rue de l'Impératrice.
Histoire
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De 1550 à 1555, Antoine Perrenot de Granvelle, cardinal et homme d'État au service de Charles Quint, puis de son fils, Philippe II, fait construire à Bruxelles, le palais Granvelle très probablement sur les plans de l'architecte Sébastien Van Noyen. Il s'agit du premier exemple de la Renaissance romaine dans les Pays-Bas espagnols[1]. On y perçoit notamment l'influence du palais Farnèse[2]. L'ami de Pieter Brueghel l'Ancien, le sculpteur Jacques Jonghelinck (le frère du plus grand mécène de Brueghel) avait un studio au palais de Granvelle à Bruxelles.
Pendant plus de deux siècles, plusieurs propriétaires se sont succédé, notamment le prince Charles Alexandre de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens, et le prince de Chimay. Après l'incendie du palais du Coudenberg en 1731 et le déménagement de la cour au palais d'Orange-Nassau, le bâtiment a servi de siège au Conseil secret, puis au Conseil des finances. Au cours de cette période, il est devenu populairement connu sous le nom d'« Hôtel des sous »[1].
L'Université libre de Bruxelles (ULB) s'y installe en 1834 et la façade du palais est rénovée en 1863 par les architectes Henri Beyaert et Antoine Trappeniers qui le décorent de nouvelles sculptures[3]. Le palais accueillait également l'École Moyenne A, aujourd'hui Athénée Robert Catteau[4]. L'ULB quitte le palais en 1928 qui est détruit en 1931 dans le cadre des travaux de la Jonction Nord-Midi de chemin de fer. En 1956, la galerie Ravenstein[5] est construite à son emplacement.
Description
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Le palais est un exemple d'application intégrale du style sévère et majestueux des palazzi romains du Cinquecento. Ses façades étaient d'une ordonnance purement classique[6].
L'entrée principale était située à la Rue des Sols. Quatre ailes étaient aménagées autour d'une cour centrale et une tour d'escalier était surmontée d'une coupole. Au rez-de-chaussée, une grande galerie était rythmée par un alignement de colonnes toscanes adossées à des piliers dont les impostes recueillaient la retombée des arcs en plein cintre, parallèlement à la courbe du Cantersteen[6]. Entre la rue et la galerie se trouvait un jardin en pente raide, avec des agrumes et des figuiers, des herbes aromatiques et quatre grandes fontaines. Du côté du Cantersteen, il y avait une deuxième cour avec d'autres bâtiments et une façade prestigieuse. Dans son palais, Granvelle a rassemblé une impressionnante collection de sculptures, dont une Vénus et un Cupidon ou Apollon antiques[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Krista de Jonge, G. Janssens et Maurice van Durme, Les Granvelle et les anciens Pays-Bas, Louvain, Universitaire Pers Leuven, (lire en ligne)
- ↑ Krista de Jonge, Le palais Granvelle Bruxelles : premier exemple de la Renaissance romaine dans les anciens Pays-Bas, 2000, lire en ligne
- ↑ (nl) Houdmont, Lieven, Het Granvellepaleis, ultiem voorbeeld van renaissance-architectuur in de Nederlanden? : de 19de-eeuwse herontdekking en de receptie van het gebouw, Gand, Ghent University Library.,
- ↑ Jaumain, Serge, Catteau, Athénée Robert. Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles., Bruxelles, Collection Dictionnaires.,
- ↑ galerie Ravenstein
- 1 2 Ignace Vandevivere et Catheline Perier-d'ieteren, Belgique renaissante, Bruxelles, Marc Vokaer,
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Nicolas Perrenot de Granvelle (1484-1550)
- Antoine Perrenot de Granvelle (1517-1586)
- Palais Granvelle de Besançon (XVIe siècle)
